Jeudi 2 mars 2017

Le dépistage et la prise en charge du cancer colorectal

«  Le cancer colorectal, un dépistage à temps peut vous sauver la vie. Dès 50 ans, parlez-en avec votre médecin ».  Du 1er au 31 mars, à l’occasion de Mars bleu, l’Institut national du cancer (INCa) mène une nouvelle campagne de prévention et de dépistage pour sensibiliser et inciter les personnes de plus de 50 ans à se faire dépister.  

Le Centre Oscar Lambret, acteur majeur de la cancérologie dans la région soutient cette initiative et rappelle son engagement  dans la lutte contre le cancer.

 

Les méthodes de dépistage

 

Deuxième cancer le plus meurtrier avec près de 18 000 décès par an, le cancer colorectal touche plus de 40 000 personnes, chaque année en France. Toutefois, détecté à un stade précoce, il peut être guéri dans 9 cas sur 10.

Le Centre Oscar Lambret participe au dépistage des cancers colorectaux de plusieurs manières :

  • La mise à disposition de consultations spécialisées dédiées à l’information sur l’intérêt du dépistage et ses différentes modalités ;
     

  • Dans le cadre du dépistage organisé, le test est réalisé par l’ADCN (Association pour le Dépistage des Cancers dans le département du Nord), site pilote du dépistage du cancer colorectal. En cas de test FIT (test immunologique fécal) positif, le Centre Oscar Lambret dispose d’un plateau technique d’endoscopie digestivede dernière génération permettant la réalisation de coloscopies diagnostiques en ambulatoire.
     

  • La réalisation d’ablations endoscopiques de type polype (dépistage et traitement des lésions précancéreuses).

 

Les traitements des cancers colorectaux au Centre Oscar Lambret

 

En 2016, 391 personnes atteintes d’un cancer colorectal ont été prises en charge au Centre Oscar Lambret. La prise en charge s’appuie sur des thérapies combinées, complémentaires, associant chirurgie, radiothérapie et traitements médicamenteux.

 

Les traitements médicamenteux

 

Le Centre Oscar Lambret dispose de toutes les molécules validées dans le traitement des cancers colorectaux. Par ailleurs, il propose aux patients de la région des essais cliniques sur des thérapeutiques innovantes et personnalisées : immunothérapie, thérapies ciblées et traitements basés sur les caractéristiques moléculaires des tumeurs.

 

La radiothérapie

 

« La radiothérapie intervient surtout dans la prise en charge des cancers du rectum. Pour ce traitement, le Centre dispose d’un plateau technique complet (accélérateurs, Tomothérapies, CyberKnife) garantissant ainsi à chaque patient le traitement le plus personnalisé et adapté à sa situation clinique. L’orientation de la stratégie thérapeutique est faite en fonction du rapport bénéfices/risques, toujours dans l’intérêt du patient » ; explique le Dr Xavier Mirabel, oncologue-radiothérapeute au Centre.

 

La chirurgie mini-invasive

 

La chirurgie permet de retirer la tumeur du côlon ou du rectum. Dans la prise en charge chirurgicale des cancers colorectaux, les équipes du Centre Oscar Lambret utilisent préférentiellement des techniques mini-invasives (cœlioscopies), moins mutilantes pour les patients.

Les chirurgiens du Centre disposent par ailleurs désormais d’un nouvel outil de chirurgie mini-invasive : le robot da Vinci Xi®.

« La chirurgie mini-invasive facilite la récupération et améliore la qualité de vie post-opératoire : elle favorise une réhabilitation précoce avec de meilleurs résultats sur les suites opératoires (réalimentation et reprise accélérée de l’autonomie, temps de rétablissement plus court), permettant de diminuer la durée de séjour à l’hôpital et un retour plus rapide à la maison et aux activités » précise le Dr William Tessier, chirurgien au Centre Oscar Lambret.

 

Une étude 100% Hauts-de-France pour traiter les cancers du rectum

 

L’étude METCAP, clôturée en janvier 2017, analyse l’efficacité de l’association de la metformine à une radio-chimiothérapie dans le traitement des cancers du rectum localement avancés. Les premières constatations démontrent que cette molécule, en plus de rendre l’organisme plus sensible à la chimiothérapie et d’augmenter l’efficacité de la capécitabine (médicament anticancéreux) et de la radiothérapie, cible les cellules souches cancéreuses responsables de la récidive tumorale locale et métastatique. Or pour les cancers colorectaux, la récidive se constate dans 30 à 50% des cas. Autre avantage : un traitement par Metformine ne coûte qu’une centaine d’euros par an.

Débutée en mai 2015, l’étude METCAP, dont les résultats définitifs seront annoncés à l’automne 2017, est une initiative 100% Hauts-de-France. En effet, l’étude est financée par le Conseil régional Hauts-de-France à hauteur de 77 700€ et a une vocation régionale puisque la plupart des centres d’oncologie radiothérapie de la région y ont contribué. L’un des sites de fabrication de la molécule active est par ailleurs situé dans la région.

 

 


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